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c=#ffff00]Le chignon est une coiffure où les cheveux sont rassemblé ensemble dans une forme arrondie.
Le mot "chignon", issu du latin "catena" ("chaîne"), signifiait auparavant "nuque". Le "chaignon", apparenté à la "chaîne", est devenu "chignon" au XVIe siècle, par croisement avec le mot "tignon" (issu de "tignasse"). Mais le sens du mot "chignon" en tant que coiffure n'est apparu qu'au XVIIIe.
Chez les femmes, le chignon est considéré comme une coiffure pudique et sage qui dégage le visage.
Les cheveux attachés et fixés par une épingle : le signe d'une femme adulte.
Dans l'Antiquité.
Les jeunes filles devaient subir la cérémonie de l'épingle lorsqu'elles atteignaient 15 ans ; on les considérait alors en âge de se marier. Elles enroulaient leurs cheveux en chignon et les fixaient à l'aide d'une épingle. La mode du chignon variait souvent, soit par la forme ou par la position. Le port du chignon par les dames et les jeunes filles de la noblesse donnait la tendance de la mode.
À l'époque des Tang (618-907), la vie aisée a permis aux femmes d'élaborer des coiffures magnifiques et imposantes et de commencer à porter la perruque. Pour magnifier encore davantage leur chignon, les femmes lui ajoutaient une perruque décorée de toutes sortes de parures d'or, d'argent, de perles, de fleurs, voire même de simples peignes en bambou et en bois.
Sous la République.
Les femmes sont coiffées avec une raie au milieu de la tête et nouent leurs cheveux en chignon ; elles peuvent aussi encadrer leur visage de nattes torsadées (à la manière étrusque).
Sous le Haut-Empire.
La manière de se coiffer change : le chignon est toujours là mais le front s'orne d'une mèche de cheveux roulés en bourrelet ; plus tard encore, sous les Flaviens, les femmes portent sur la tête un énorme échafaudage de boucles tenues par des épingles ou un diadème. Il va sans dire que les Romaines choisissent dans la mode la coiffure qui leur sied le mieux et qu'elles corrigent la nature par l'usage de postiches, de perruques ou de teintures. Elles sont aidées en cela par la servante ornatrix qui coiffe, épile et farde sa maîtresse, laquelle maltraite bien souvent sa servante lorsque le résultat final n'est pas tout à fait conforme à ses v½ux.
Pour sortir, les femmes portent souvent un voile sur la tête et s'abritent sous une ombrelle. Leur couvre-chef peut être une mitra (ou mitella), sorte d'écharpe munie à ses deux extrémités de cordons servant à la nouer. Les femmes âgées ou les personnes de santé délicate portent un palliolum, pièce d'étoffe carrée pliée en deux et ajustée sur la tête comme un voile ou un bonnet. Enfin existait le reticulum, sorte de résille qui enfermait les cheveux.
De nos jours.
Il permet par exemple de ne pas être gêné dans ses activités par une chevelure que l'on ne veut pas couper pour des raisons esthétiques, culturelles ou religieuses. Il n'est donc pas toujours l'apanage des femmes, comme c'est le cas dans l'Occident moderne.
Le chignon le plus simple consiste en une queue de cheval très serrée, roulée en boule.
Le filet en résille est un excellent moyen de faire tenir un chignon.
Il existe d'autre formes de chignons, tels que le chignon banane, plus compliqué et qui consiste à placer un boudin en tissu dans le chignon pour donner du volume à la chevelure.
Quand le chignon est fort volumineux sur le dessus de la tête à la manière d'un casque, il se désigne sous le terme de chignon casque.
Si la chevelure est divisé en deux couettes, chacune permettant l'élaboration d'un chignon sur chaque côté de la tête, on parle alors de macarons